1852 - 1860
Les débuts de l'oeuvre de l'évangélisation dans les comtés de Laprairie, Napierville et Châteauguay ne sont pas très clairs. Tout ce que les rapports mentionnent, c'est que les missionnaires et colporteurs parcouraient un vaste champ formé des régions de St-Rémi, St-Isidore, Ste-Philomène, St-Philippe, St-Constant et St-Michel de Napierville.
Il semble que la première personne qui se soit convertie à la foi évangélique dans la région de St-Constant était Monsieur Barnabé Bruneau. Celui-ci entendit le message par un ouvrier qu'il avait engagé pour battre son grain et qui venait lui-même d'accepter l'évangile. C'était aux environs de 1852.
Monsieur Médard Bruneau reçut aussi l'évangile.

Dans la paroisse voisine de St-Michel de Napierville, une Bible appartenant à un jeune homme du nom de St Georges qui avait passé 15 jours à l'Institut Feller de la Grande Ligne, tomba entre les mains de Monsieur Joseph Saint-Gemme (St-James) de Beauvais. Il se convertit ainsi que sa belle et nombreuse famille. Les annales de l'église de La Grande Ligne nous indiquent que Monsieur St-James et sa fille Pélagie y furent baptisés en 1853.
Dieu semble avoir suscité un intérêt pour sa Parole dans plusieurs familles en même temps. Dans St-Isidore, un vieillard du nom d'Octave Poissant, ayant entendu parler des missionnaires de la Grande Ligne franchit à pied la distance de 35 miles pour s'informer de la Bonne Nouvelle qu'il reçut et enseigna à sa famille.
Le rapport de la Conférence Annuelle des Eglises Baptistes daté du 27 et 28 juin 1934 rapporte le fait suivant :
...Un soir, qu'il était paisiblement assis avec sa femme et ses enfants autour de la table, écoutant la lecture de la Parole de Dieu faite par deux missionnaires, une bande d'hommes masqués et armés de bâtons entrèrent soudainement dans la maison et assénèrent au vénérable vieillard ( Monsieur Octave Poissant) des coups dont les effets causèrent sa mort. Ses enfants demeurèrent fidèles à l'évangile et formèrent un petit noyau de familles évangéliques auxquelles devaient se joindre plus tard la famille Barette et M. Xavier Patenaude. |
Bientôt se joignit à la famille grandissante des chrétiens protestants, Monsieur Boucher Belleville, notaire de St-Rémi. Par l'étude de la Bible et les visites de Monsieur Roussy et des colporteurs Eloy Roy et Zéphirin Patenaude, Monsieur Boucher déclara son adhésion à l'église baptiste. Sa maison, comme celle de Monsieur St-James et de la famille Vary à St-Constant, devint un agréable lieu de rendez-vous et de culte pour les protestants des environs.
Dans la paroisse de St-Philippe, se produisit un mouvement vers l'évangile : Monsieur François Perrier et sa famille furent gagnés à l'évangile ainsi que deux frères Dupuy, le colonel Frédéric Hart, les familles Joseph Schyltz, Pierre St-James et quelques familles écossaises de St-Michel de Napierville, les familles de David, William et John Forrester, Monsieur John Moore et Mesdames Chambers et David Brown.
On raconte aussi que...
Quand Monsieur Joseph St James revint à St-Constant, ex-catholique romain devenu protestant, la nouvelle lui parvint que, pour le punir de son apostasie, sa maison et toutes les dépendances de sa ferme seraient incendiées. On dit qu'un nommé Mc Gowan de St-Constant, un orangiste, en apprenant la menace lancée contre Monsieur Joseph St James, s'écria :
--- Si brûlé Joe St James, moé brûlé tout le paroisse ---
Cette menace, bien qu'anti-évangélique, semble avoir produit un effet salutaire car aucune tentative d'incendie ne fut faite. |
1861 - 1906
Ces années furent marquées par le travail de plusieurs missionnaires de Longueuil, de la Grande Ligne ou encore de Montréal qui devaient parcourir de 100 à 120 miles pour desservir les quelques 30 familles dispersées dans 6 paroisses.
Missionnaires en charge :
- 1859 - 1871 Messieurs J.D. Rossier, S.Pasche, A. de L. Therrien, Octave Therrien
- 1871 - 1874 il n'y a pas de missionnaire résident.
- 1875 - 1884 le champ est visité par les missionnaires de Montréal et de la Grande Ligne
- 1885 - 1906 Messieurs Arthur St. James, O.Therrien, W.S. Bullock, Jacques Césan, L.A.Therrien, N.Grégoire, Moïse Robert et A.J.Lebeau
Il faut attendre 1899 avec l'arrivée du pasteur Moïse Robert pour qu'un bâtiment soit érigé.
On annonce dans le --Canadian Baptist-- du 2 septembre 1901 que : ...une nouvelle chapelle a été construite dans un vieux champ.
La construction a coûté 500 dollars et le bâtiment se situe au 2 Montée Griffin à St-Constant. A cette époque, on compte 27 membres mais l'église accueille 50 à 80 personnes tous les dimanches.
En 1904, Monsieur Labeau prend la relève à la condition que la congrégation accepte de construire un presbytère, ce qui se fit pour un coût de 1000 dollars payable en 10 ans !
Pour la petite histoire, notons que dans "Extraits du journal personnel de Moïse Rober, missionnaire" un relevé des collectes de 1900 nous apprend que celles-ci variaient entre $0.45 et $1.18 |
1906 - 1994
De 1906 à 1911, Monsieur J.A. Tremblay fut le pasteur titulaire et jusque 1915, ce fut Louis Dutaud. A partir de 1915, Monsieur Benjamin Ball, employé à la briqueterie de Delson, fit des cultes en langue anglaise une ou deux fois pas mois. A partir de 1921, il devint le pasteur régulier de l'église baptiste de St-Constant. Une plaque commémorative lui a été remise pour souligner son implication et son dévouement dans l'avancement de l'oeuvre de St-Constant en desservant une population à la fois francophone et anglophone. Cette plaque se trouve actuellement au mur de l'église.
De 1941 à 1951, Paul Chodat, de l'Oratoire à Montréal, s'occupa de St-Constant, N.M.Mc Kenzie en 1952 et jusque 1962 Ernest Anex.
De 1963 à 1969 Monsieur E.A. Boisvert fut en fonction et pendant 1964-1965, une aile moderne est ajoutée à l'édifice. Le service de dédicace eut lieu le 31 janvier 1965. Monsieur Gaston Racine était le conférencier.
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L'église comme elle a été
construite |

Les enfants sur le balcon
de l'église
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Photo souvenir d'un mariage
3 octobre 1947
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L'église (et les voitures !!!)
en 1970
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